Le ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire conduit de nombreuses actions pour la prévention et la gestion des risques sanitaires et phytosanitaires inhérents à la production végétale. Les services chargés de la protection des végétaux ont ainsi trois principaux objectifs :

  • la veille sanitaire et phytosanitaire,
  • le contrôle des conditions de production des végétaux,
  • la promotion de pratiques agricoles plus respectueuses de la santé et de l’environnement.

Les services de la protection des végétaux et les spécialistes de laboratoires (LSV) interviennent dans ces actions.

Le Laboratoire de la Santé des Végétaux (LSV), rattaché depuis 2011 à l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail (ANSES), assure l’évaluation des risques phytosanitaires et son champ d’action couvre toutes les disciplines relatives à la santé végétale : virologie, bactériologie, mycologie, OGM, nématologie, entomologie, plantes invasives ainsi que les ravageurs et agents pathogènes tropicaux.

 

Le cadre règlementaire pour la réalisation d'Analyses de Risques Phytosanitaire (ARP) est double puisque les instances de la Convention Internationale pour la Protection des Végétaux (CIPV) et de la Convention sur la diversité biologique (CDB) ont souhaité qu'une collaboration se mette en place sur le sujet des espèces exotiques envahissantes. Ainsi, la dernière version de la Norme ARP (Norme Internationale pour les Mesures Phytosanitaires (NIMP) n°11) inclut les risques pour l'environnement (en particulier pour les écosystèmes ou les habitats) et constitue un outil règlementaire qui permet la prise en compte de la problématique "invasion biologique" par le public et les autorités.

 

Depuis plus de 60 ans, l'Organisation Européenne pour la Protection des Plantes (OEPP), qui correspond, dans le contexte de la CIPV, à l'organisation régionale de protection des végétaux pour l'Europe, a cherché à empêcher l'introduction et la propagation des organismes nuisibles aux végétaux cultivés dans la région européenne et méditerranéenne. Toutefois, avec l'évolution du contexte règlementaire, dans le début des années 2000, l'OEPP a commencé à travailler également sur les plantes exotiques envahissantes pouvant perturber gravement voire détruire des communautés végétales naturelles. L'OEPP s'est donc chargée de réaliser des ARP pour analyser les risques présentés par certaines espèces végétales exotiques envahissantes et faire des recommandations visant à prévenir leur introduction et leur propagation par l'intermédiaire du commerce international.

 

 

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