CITATION

GT IBMA. 2016. Solidago canadensis. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Onema.

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Solidago canadensis

Nom commun : Solidage du Canada
Catégorie : FLORE
Famille : Asteraceae
Milieu : Ripisylves, prairies humides
Origine géographique : Canada – nord des Etats-Unis
Nom Anglais : Canadien goldenrod
Auteur : Linné, 1753
Introduction en France : métropole et outre-mer

MODALITÉS DE GESTION
Un fauchage réalisé deux fois par an (voir plus) peut aboutir à une régression des zones colonisées par les solidages (alors qu’un seul fauchage ne fait que les stabiliser). Ces opérations de fauchage sont à pratiquer de fin mai pour la première, et mi-août pour la dernière. Après plusieurs années, la plante finit ainsi par s’épuiser (CBN Bailleul).

Sur une zone de prairie inondable située dans l’Indre (prairies des Chènevières), le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire (Cen Centre-Val de Loire) a réalisé un broyage mécanique à l’aide d’un broyeur à couteau sur les zones accessibles et les plus densément colonisées. Un débroussaillage à main a été effectué sur les secteurs de lisière et les endroits inaccessibles.

Naturellement submergée par les eaux une partie de l’année, la zone colonisée par les solidages a également été maintenue inondée plus longtemps que d’ordinaire, ce qui a eu pour effet de retarder leur développement.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
Le Solidage du Canada semble avoir été introduit en Europe en 1645, en Angleterre, comme plante ornementale. Les solidages ont été également semés comme plantes mellifères. Leur phase d’expansion exponentielle a débuté au milieu du XXème siècle. L’espèce occupe maintenant une très grande partie du territoire français (Muller, 2004, Fried, 2012).

La colonisation des milieux par les solidages conduit à des peuplements monospécifiques de taille relativement élevée (de 1 à 1,5 m, voire 2,5 m dans les milieux les plus favorables). Ceux-ci empêchent ou retardent la succession naturelle en entravant la colonisation ligneuse. Ils peuvent réduire de moitié la diversité du cortège floristique traditionnel des milieux envahis (Voser-Huber 1983 ; Schuldes et Kuber 1990 in Muller, 2004 ; Fried, 2012) et ont des effets négatifs sur la diversité et l’abondance des pollinisateurs indigènes (Moroń et al., 2009).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions : Hélène Gervais, CEN Centre

Date de rédaction : 26/06/2016, version 1

 

 

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