Ressources

CITATION

GT IBMA. 2016. Pseudorasbora parva. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Onema.

UGS : Pseudorasbora parva Catégories : ,

Pseudorasbora parva

Nom commun : Pseudorasbora
Catégorie : FAUNE
Famille : Cyprinidae
Milieu : Eau douce
Origine géographique : Asie – (Chine, Corée, Japon, Taiwan)
Nom Anglais : Topmouth gudgeon
Auteur : Temminck & Schlegel, 1846
Introduction en France : métropole

MODALITÉS DE GESTION
L’espèce ne fait pas l’objet de mesures de gestion particulières en France. Au Royaume-Uni, des populations risquant de se disperser dans le réseau hydrographique ont été éradiquées. Des opérations ont été menées dans un lac du Nord-Ouest du Royaume-Uni en Mars 2005, par application de Roténone. La majorité des poissons autochtones ont été pêchés préalablement à l’application de la roténone et réintroduits une fois que la Roténone était suffisamment dégradée dans le milieu. Aucun individu de Pseudorasbora n’a été retrouvé après l’application de Roténone et le taux de reproduction et de croissance des gardons et des brèmes a augmenté de manière significative (Britton, 2009).

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
Originaire de l’est de l’Asie (Japon, Chine, Corée), l’espèce a été introduite en Roumanie en 1960 avec des carpes provenance de Chine (Ctenopharyngodon idella et Hypophthalmichthys spp.) pour l’aquaculture. La première observation en France date du début des années 80 dans la Sarthe et ce poisson aurait été introduit à la fin des années 70 très probablement en tant que passager clandestin parmi des espèces destinées à l’aquaculture (Keith et al., 2011 ; Pascal et al., 2006).

Le Pseudorasbora transporte un parasite unicellulaire (Sphaerothecum destruens), responsable de l’effondrement de deux espèces de poissons endémiques de la Turquie,  sans qu’il en soit affecté (Ercan et al., 2106). Sphaerothecum destruens est susceptible de contaminer un large spectre d’hôtes : Able de Heckel, Carpe, Gardon et Brème mais aussi les salmonidés comme le Saumon atlantique et la Truite commune. Il a aussi été retrouvé dans un élevage de Bar (Dicentrarchus labrax), laissant aussi présager des risques importants en termes économiques. La contamination de l’hôte se fait simplement lorsqu’il se trouve dans un milieu colonisé par le Pseudorasbora, le cycle du parasite passant par la production de zoospores mobiles. Le parasite s’attaque aux cellules de son hôte et provoque l’infection des organes entrainant généralement sa mort. Cependant, les mortalités passent souvent inaperçues, les individus tués par le parasite restant sur le fond (Lettre d’information IBMA numéro 8, 2015) .

Il convient de surveiller attentivement les populations piscicoles en contact avec le Pseudorasbora et surtout de limiter la colonisation ce dernier en surveillant notamment les stocks de poissons destinés aux repeuplements.

L’espèce rentre également en compétition pour les ressources avec d’autres poissons autochtones et exerce une prédation importante sur les juvéniles de populations autochtones (DAISIE, 2010).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions :

Date de rédaction : 27/09/2016, version 1

 

Contacter le Centre de ressources EEE

Pour toute information, n'hésitez pas à nous contacter. Vous reviendrons vers vous le plus rapidement possible. Cordialement, l'équipe de mise en oeuvre du Centre de ressources EEE.

Not readable? Change text. captcha txt
0
X