Ressources

Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014

Espèce interdite d’introduction dans le milieu naturel (arrêté du 30 juillet 2010).

Espèce classée nuisible, visée par l’arrêté du 28 juin 2016 sur les modalités de destruction des espèces non indigènes classées nuisibles, et dont la chasse est autorisée (arrêté du 26 juin 1987).

Sa détention n’est autorisée qu’au sein d’un établissement d’élevage ou de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques autorisé (arrêtés du 10 août 2004).

CITATION

GT IBMA. 2017. Procyon lotor. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Agence française pour la biodiversité.

UGS : Procyon lotor Catégories : ,

Procyon lotor

Nom commun : Raton laveur
Catégorie : FAUNE
Famille : Procyonidae
Milieu : Eau douce
Origine géographique : Amérique du Nord – Amérique centrale
Nom Anglais : Raccoon
Auteur : Linnaeus, 1758
Introduction en France : Métropole et Guadeloupe

MODALITÉS DE GESTION
Le piégeage du Raton laveur est autorisé toute l’année, et hors de la période de chasse, son tir est soumis à autorisation délivrée par le préfet. Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de stratégie de lutte coordonnée.

Sa détention n’est autorisée qu’au sein de parcs zoologiques dûment autorisés.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTES
Introduit en Europe pour l’élevage de fourrure dans les années 1920, l’espèce a fondé d’importantes populations en Allemagne.

En France, la population la plus ancienne, dans l’Aisne, a pour origine des sujets détenus comme mascotte par les troupes américaines de l’OTAN, qui se sont évadés ou ont été relâchés au départ des troupes en 1966 (Léger, 2003). Les populations allemandes, en pleine expansion, semblement fusionner avec cette première population française par l’Alsace (Léger et Ruette, 2014). On dépasse actuellement 1500 prélèvements de Ratons laveurs par an dans l’Aine, l’Oise, la Marne et les Ardennes.

Un deuxième foyer de population se développe en Auvergne (Allier, Puy de Dôme, Haute-Loire), avec une multiplication des observations à partir de 2007 (une cinquantaine de données entre 2007 et 2012, avec plusieurs cas de reproduction avérée dans le milieu naturel) (Sarat, 2012). Une troisième population est également en voie d’installation en Gironde où des signalements sont enregistrés régulièrement depuis un premier spécimen en 2007 (Ruys et al.,  2014).

En dehors de ces foyers, des observations sont régulièrement signalées sur l’ensemble du territoire national, par exemple en Bretagne où 9 ratons laveurs ont été capturés entre 2000 et 2002 pendant des campagnes de piégeage de ragondins (Léger, 2003). Tous ces individus seraient des échappés de parcs zoologiques, ou des abandons intentionnels de particuliers qui les détiennent illégalement, ces animaux devenant imprévisibles et agressifs à maturité (Léger et Ruette, 2014) .

En Guadeloupe, l’espèce a longtemps été considérée comme endémique, décrite en 1911 sous le nom de Procyon minor, bien que plusieurs sources anciennes fassent mention de son importation, probablement depuis les États-Unis ou le Canada entre les années 1820 et 1840. Il est choisi comme espèce emblématique du Parc National de Guadeloupe en 1971 et bénéfice du statut d’espèce intégralement protégée par un arrêté ministériel de 1989. Des analyses génétiques et morphologiques ont récemment conclu que rien ne suggérait la distinction d’espèce avec Procyon lotor et que le raton laveur avait bien été importé (Lorvelec et al. 2007).

L’impact du Raton laveur sur les écosystèmes est mal connu. Omnivore opportuniste, il consomme autant des végétaux (céréales, baies, etc.) que des invertébrés, de petits reptiles, des amphibiens mais aussi les oeufs et couvées d’oiseaux nichant au sol. La compétition avec d’autres petits carnivores est suspectée. Il peut s’attaquer aux poulaillers et se nourrir de déchets en zones suburbaines. Il est porteur potentiel de la rage, et de l’ascaris du Raton laveur qui peut causer des encéphalites létales pour l’homme. Dans son aire d’origine, il cause des dégâts sur les cultures agricoles mais ces dommages sont encore peu documentés en France (Sarat, 2012). Une étude est en cours en Guadeloupe pour évaluer les dommages causés par l’espèce (Guillemot et Gourdol, 2017).

Répartitions :
En France métropolitaine et en Guadeloupe
En Europe

Contributions : Jean-François Maillard, ONCFS.

Date de rédaction : 05/07/2017, version 2

 

Contacter le Centre de ressources EEE

Pour toute information, n'hésitez pas à nous contacter. Vous reviendrons vers vous le plus rapidement possible. Cordialement, l'équipe de mise en oeuvre du Centre de ressources EEE.

Not readable? Change text. captcha txt
0
X