Ressources

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Collas, M., Julien, C. et Monnier, D. 2007. La situation des écrevisses en France, résultats des enquêtes nationales réalisées entre 1977 et 2006 par le Conseil supérieur de la pêche. Note technique. Bull. Pêche Piscic. 386 : 01-38.

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Holdich, D.M. & C.J. Domaniewski, 1995, Studies on a mixed population of the crayfish Austropotamobius pallipes and Pacifastacus leniusculus in England, p.37-45. In M.C. Geddes, DR Fielder & A.M.M.Richardson [eds], Freshwater crayfish, vol.10. Louisiana State University, Baton Rouge (Louisiana). [ISBN 0-9642382 – 2 – 5]

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Espèce figurant sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne (règlement d’exécution 2016/1141).

Espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques en eaux douces et dont l’introduction est interdite selon l’article R432-5 du code de l’environnement.

CITATION

GT IBMA. 2017. Pacifastacus leniusculus. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Agence française pour la biodiversité.

UGS : Pacifastacus leniusculus Catégories : ,

Pacifastacus leniusculus

Nom commun : Écrevisse signal, Écrevisse de Californie, Écrevisse du Pacifique
Catégories : FAUNE
Famille : Astacidae
Milieu : Eau douce
Origine géographique : Etats-Unis – Canada
Nom Anglais : Signal Crayfish
Auteur : Dana, 1852
Introduction en France : Métropole

MODALITÉS DE GESTION
La pêche de l’écrevisse signal est autorisée aux titulaires d’une carte de pêche. Son transport à l’état vivant n’est pas interdit (depuis abrogation de l’article 432-11 du Code de l’environnement), cependant il est interdit de l’introduire dans le milieu naturel (article R432-5 du code de l’environnement). L’espèce figure sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne (règlement d’exécution 2016/1141).

Une synthèse des méthodes de contrôle des populations d’écrevisses invasives a été réalisée par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Poulet, 2014) et présente succinctement les différentes méthodes envisageables (contrôle mécanique, physique, biologique, biocides et autocides).

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
L’espèce a été importée en Suède et en Finlande dans les années 1960 à 1980, à des fins de repeuplement.

En France, des tentatives d’acclimatation sont effectuées dans les années 1970 dans des plans d’eau de pisciculture et des eaux closes, à partir desquels l’espèce opère une colonisation rapide du milieu naturel, favorisée par le fort engouement pour sa pêche (Basilico et al., 2013). En 2013, elle est recensée dans 79 départements.

En 2014, elle est recensée dans 80 départements (Oieau, 2016).

Robuste et agressive, elle entre en compétition avec les espèces autochtones, qu’elle supplante systématiquement (Basilico et al., 2013, Collas et al., 2007). Elle est également vectrice de l’aphanomycose (peste des écrevisses). Dans une étude récente portant sur les taux d’infestation de 90 populations par l’aphanomycose en France, (Filipova et al., 2012) révèlent que 54 populations sont infectées. Ainsi, au niveau sanitaire de nombreux cas de mortalités massives d’Écrevisses à pieds blancs, en lien avec la présence de Pacifastacus leniusculus sont rapportés.

L’Écrevisse du Pacifique est surtout observée dans la partie amont et la zone intermédiaire des cours d’eau, elle occupe une niche écologique proche de celle de l’Écrevisse à pieds blancs (Kopp et al., 2010). La plupart des auteurs considèrent que l’Écrevisse du Pacifique est dangereuse pour les écrevisses autochtones européennes car sa compétitivité écologique et éthologique est nettement supérieure à court et à long terme (Holdich & Dmaniewski, 1995 ; Neveu, 2006). En dehors de toute manifestation d’ordre pathologique, elle élimine progressivement l’Écrevisse à pattes rouges (Laurent et al., 1997 ; Collas et al., 2010). Cette situation est particulièrement bien observée avec l’Écrevisse à pieds blancs, les deux espèces ont multiplié les zones de contact au cours des deux dernières décennies avec pour conséquence la disparition de populations d’écrevisses natives sur tous les bassins où elle a été introduite.

Diéguez-Uribeondo (2006) a montré que l’écrevisse de Californie représente la principale raison du déclin de l’Écrevisse à pieds blancs en Navarre et que l’homme joue un rôle majeur dans la dispersion de cette espèce porteuse de l’organisme responsable de la peste de l’écrevisse.

Répartitions :
En France


En Europe

Contributions : Marc Collas, Agence française pour la biodiversité

Date de rédaction : 28/09/2017, version 2.

 

 

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