Ressources

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Cranswick, P.A., & Hall, C. 2010. Eradication of the Ruddy Duck Oxyura jamaicensis in the Western Palaearctic : a review of progress and a revised Action Plan 2010-2015. WWT report to the Bern Convention. 51 p.

Dubois PJ. et Cugnasse JM. 2015. Les populations d’oiseaux allochtones en France, 2014. 3ème enquête nationale. Ornithos 22-2: 72-91.

Hall, C. 2016. A review of the progress against the Action Plan for eradication of the Ruddy Duck Oxyura jamaicensis in the Western Palearctic, 2011-2015. WWT report to the Bern Convention. 36 p.

Hughes B., Henderson I. S., Robertson A. W. 2006. Conservation of the globally threatened white-headed duck, Oxyura leucocephala, in the face of hybridization with the North American ruddy duck, Oxyura jamaicensis: results of a control trial. Acta zoologica Sinica, 52: 576-578.

Mouronval JB., Maillard JF., Cugnasse JM., 2015. Plan national de lutte contre l’Erismature rousse (Oxyura jamaicensis). Office national de la chasse et de la Faune sauvage, Ministère de l’écologie, de l’environnement et de la mer. 105 pp.

Pérennou C., Dubois P.J., Hughes B. 1997. L’érismature rousse (Oxyura jamaicensis): une introduction problématique d’oiseau dans les milieux aquatiques. Bulletin Français de la Pêche et de la Pisciculture, 344-345: 143–151.

Lafontaine, R. M., Robert, H., Delsinne, T., Adriaens, T., Devos, K., Beudels-Jamar, R.C. 2013. Risk analysis of the Ruddy Duck Oxyura jamaicensis (Gmelin, 1789). Risk analysis report of non-native organisms in Belgium from the Royal Belgian Institute of Natural Sciences for the Federal Public Service Health, Food chain safety and Environment. 33 pp.

Sarat E. (coord). 2012. Les vertébrés exotiques envahissants sur le Bassin de la Loire (hors poissons) – Connaissances et expériences de gestion. Office national de la chasse et de la faune sauvage,Plan Loire Grandeur Nature, 128 pp.

Espèce interdite d’introduction dans le milieu naturel sur le territoire métropolitain inscrite sur l’arrêté du 30 juillet 2010.

Espèce dont la détention est soumise à autorisation :

  • Arrêté du 10 août 2004 (en lien avec la CITES) fixant les conditions d’autorisation de détention d’animaux de certaines espèces non domestiques dans les établissements d’élevage, de vente, de location, de transit ou de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques
  • Arrêté du 10 août 2004 fixant les règles générales de fonctionnement des installations d’élevage d’agrément d’animaux d’espèces non domestique

Importation suspendue dans la communauté européenne (règlement d’exécution UE 828/2011 de la commission du 17/08/2011).

Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014

CITATION

GT IBMA. 2016. Oxuyra jamaicensis. Base d’informations sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Onema.

UGS : Oxyura jamaicensis Catégories : ,

Oxyura jamaicensis

Nom commun : Érismature rousse
Catégorie : FAUNE
Famille : Anatidae
Milieu : Eau douce et saumatres
Origine géographique : Amériques
Nom Anglais : Ruddy duck
Auteur : Gmelin, 1789
Introduction en France : métropole

MODALITÉS DE GESTION
En Europe, l’Erismature rousse fait l’objet d’un plan international d’éradication depuis 1999 ; la France a quant à elle initié un programme de lutte contre cette espèce dès 1997. Les actions sont définies et mises en œuvre par l’ONCFS et, sur la Réserve naturelle du lac de Grand-Lieu (qui accueille un grand nombre d’individus), par la Société Nationale de la Protection de la Nature. Les érismatures rousses détectées lors de prospections spécifiques ou signalées par divers observateurs sont tirées au moyen de fusils de chasse ou de carabines, essentiellement du printemps à l’automne. L’utilisation de leurres sonores et visuels permet d’attirer les oiseaux vers les tireurs et par conséquent d’augmenter les chances de succès. Depuis 1997,  plus de 2000 spécimens ont ainsi été éliminés. Malgré des résultats encourageants, la population, essentiellement circonscrite à l’ouest de la France, se maintient autour de 200 spécimens depuis une dizaine d’année. Un nouveau plan national d’éradication, élaboré pour la période 2015 – 2025, prévoit notamment de renforcer les moyens humains et matériels dédiés à la lutte ainsi que de contrôler plus strictement les détenteurs de spécimens captifs

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
En 1948, le Wildfowl & Wetland Trust importe des États-Unis trois couples et un mâle d’Erismatures rousses, pour enrichir la collection d’oiseaux d’eau du parc animalier de Slimbridge, en Grande-Bretagne. Entre 1953 et 1973, quatre-vingt-dix jeunes spécimens issus de cette collection furent laissés libres de voler et gagnèrent le milieu naturel ; un premier cas de nidification en nature fut observé en 1953. Avec un taux d’accroissement estimé à 25 % les premières années suivant son acclimatation, la population introduite en Grande-Bretagne a rapidement augmenté puis a colonisé l’Europe continentale, où elle s’est également implantée avec succès : des oiseaux furent notés en Suède dès 1965, en France en 1974, en Espagne à partir de 1983.
Au fil du temps, les populations introduites et constituées à partir du noyau de Slimbridge se sont probablement enrichies également de spécimens échappés d’autres collections d’oiseaux d’ornement. Le premier cas de reproduction connu en France remonte à 1988, dans le département du Pas-de-Calais. Après avoir connu une forte augmentation (taux d’accroissement annuel estimé à 17 % entre 1996 et 2006, Caizergues et Fouque, 2008), la population française est désormais stabilisée, grâce aux actions de lutte engagées. L’espèce est régulière dans une dizaine de département de l’ouest et du nord du pays et a été observée dans 65 départements différents. L’effectif est évalué à environ 200 individus en 2016 (Mouronval et al., 2015).

Le problème majeur posé par la présence et l’expansion géographique de la population d’Erismature rousse, est l’hybridation de cette espèce avec son homologue eurasien, l’Erismature à tête blanche (Oxyura leucocephala). Ce phénomène d’hybridation constitue aujourd’hui, avec les effets du changement climatique sur les habitats naturels, la principale menace – qualifiée de critique – pesant sur la population mondiale d’Erismature à tête blanche, en danger d’extinction. A long terme, l’hybridation des deux espèces provoquerait la disparition par introgression génétique de l’Erismature à tête blanche (Caizergues et Fouque, 2008 ; Hughes et al., 2006 ; Mouronval et al., 2015 ; Pérennou et al., 1997).

Depuis 1984, 69 hybrides ont été observés dans au moins 23 sites espagnols, 68 d’entre eux ont été éliminés. Aucune observation nouvelle d’hybride n’a été faite depuis 2004. En France, 2 femelles puis 1 mâle hybrides ont été identifiés sur le Lac de Grand-Lieu au cours de l’hiver 2003-2004 et en juin 2006 respectivement. L’origine de ces oiseaux est inconnue et il n’existe pas de preuve formelle de reproduction hybride en France.

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions : Jean-Baptiste Mouronval (ONCFS)

Date de rédaction : 22/06/2017, version 2

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