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Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014

Espèce interdite d’introduction dans le milieu naturel sur le territoire métropolitain par arrêté du 30 juillet 2010, sa détention est soumise à règlementation (arrêtés du 10 août 2004).

Espèce classée nuisible, dont la chasse est autorisée par arrêté du 26 juin 1987.

Espèce visée par l’arrêté du 8 juillet 2013 sur les modalités de destruction des espèces non indigènes classées nuisibles

CITATION

GT IBMA. 2016. Neovison vison. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Agence française pour la biodiversité.

UGS : Mustela vison Catégories : ,

Neovison vison

Nom commun : Vison d’Amérique
Catégorie : FAUNE
Famille : Mustelidae
Milieu : Eau douce
Origine géographique : Amérique du Nord
Nom Anglais : American Mink
Auteur : Schreber, 1777
Introduction en France : Métropole

MODALITÉS DE GESTION
Le piégeage du Vison d’Amérique est autorisé toute l’année, et son tir est soumis à autorisation délivrée par le préfet hors de la période de chasse. Dans les territoires où le Vison d’Europe est susceptible d’être présent, les périodes et modalités de destruction sont précisés par l’arrêté du 2 septembre 2016 relatif au contrôle par la chasse des populations de certaines espèces non indigènes. Les deux espèces se ressemblent fortement, le Vison d’Europe est néanmoins plus petit, avec une tache blanche sur le museau remontant sur la lèvre supérieure. Les cages utilisées pour le piégeage doivent présenter une ouverture de 5 cm de côté, ouverte entre avril et juillet, pour permettre aux femelles vison d’Europe de s’échapper pendant leur période de gestation et d’allaitement.

En France, la gestion du Vison d’Amérique est animée et coordonnée sur l’aire de recouvrement des deux espèces par l’ONCFS et Cistude Nature, qui s’appuient sur un réseau de partenaires (associations de piégeurs, GREGE, etc.).

Des programmes de régulation ont été mis en place :

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
L’importation des premiers visons d’Amérique pour les élevages de fourrure débute en France en 1926, la plupart sont localisés en Alsace. La majorité d’entre eux disparaissent lors de la crise économique de 1929, puis l’élevage connait un nouvel essor dans les années 50 et 60, en particulier en Bretagne. Le nombre de visonnières décroit fortement au milieu des années 80 et il ne restait plus qu’une vingtaine de fermes en France au début du 21e siècle. En 2016, seul 10 établissements sont recensées (ONCFS, com. pers.). Les populations sauvages sont issues d’individus échappés ou lâchés volontairement depuis ces élevages (Léger, 2003).

Si le Vison d’Amérique peut entrer en compétition avec le Putois, son impact principal est sa compétition éventuelle avec le Vison d’Europe, ces deux espèces ayant le même habitat : les zones humides  (Bonesi et Palazon 2007). Cependant la cause de déclin du vison d’Europe ne peut pas être seulement attribuée au vison d’Amérique, mais surtout à la destruction de ses habitats (Léger, 2003).

Le Vison d’Amérique a également des impacts négatifs par prédation sur les populations d’amphibiens, de mammifères (Campagnol amphibie) et d’oiseaux aquatiques (Sterne de Dougall)  (Macdonald et Harrington, 2003 ; Banks et al., 2008 ; Schüttler et al., 2008 ; Schüttler et al., 2009.  Il est porteur de maladies telles que le botulisme ou la toxoplasmose  (Barrat et al., 2010), mais surtout du virus responsable de la maladie aléoutienne qui a été introduite avec les élevages de visons américains et qui est transmissible au Vison d’Europe et aux autres mustélidés. Cette maladie à progression lente, due à un parvovirus très résistant, se transmet par les excréments, l’urine ou la salive ; elle provoque des troubles physiologiques (faible reproduction, perte de poids…) qui peuvent entraîner la mort des individus atteints par arrêt de la fonction rénale ou les rendre vulnérables à d’autres facteurs de mortalité. Il n’existe aucun remède (ni traitement, ni vaccination) à l’heure actuelle  (Fournier-Chambrillon et al., 2004).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions : Julien Steinmetz et Jean-François Maillard, ONCFS

Date de rédaction : 07/03/2017, version 2

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