CITATION

GT IBMA. 2016. Myriophyllum heterophyllum. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Agence française pour la biodiversité.

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Myriophyllum heterophyllum

Nom commun : Myriophylle héterophylle
Catégorie : FLORE
Famille : Haloragaceae
Milieu : Eaux stagnantes ou à faible courant
Origine géographique : Amérique du Nord
Nom Anglais : Various leaved watermilfoil
Auteur : Michaux, 1803
Introduction en France : métropole

MODALITÉS DE GESTION
Aux États-Unis, trois méthodes de contrôle physique ont été testées : arrachage manuel, coupe et pose de bâches. Ces méthodes ont toutes limité la repousse de la plante mais la pose de bâches n’est envisageable que pour de petites surfaces colonisées. Aux Pays-Bas, les plantes ont été rincées avec un système “Hydro-ventury”. Ce système enlève à la fois les racines et les parties aériennes, permettant un contrôle sur le plus long terme (EPPO, 2016).

La coupe ou le faucardage mécanique peuvent également être employées, mais ne permettent pas de contrôler les populations sur le long terme. Ces méthodes peuvent être pratiquées en hiver, lorsque les plantes sont moins susceptibles de pousser et pour limiter l’effet sur les populations de plantes autochtones et réduire l’avantage compétitif de M. heterophyllum au printemps (EPPO, 2016).

La mise en assec ou la baisse des niveaux d’eau peut être réalisée et peut limiter la croissance de la plante (EPPO, 2016).

Quelle que soit la méthode employée, il est impératif de protéger le chantier avec des « filtres » (grillages à maille 1 cm x1 cm) pour éviter la contamination d’autres zones. Ces filtres seront à placer en amont et en aval de la zone d’intervention et plus généralement au niveau de toutes les connexions avec les autres pièces d’eau.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
Le Myriophylle hétérophylle a été introduit pour l’aquariophilie et l’ornement végétal des pièces d’eau (Lebreton, 2013). En France, il a été découvert en 2011 dans un étang, dans le département de la Haute-Vienne. Il est également recensé dans les Landes, le Rhône, les Pyrénées-Atlantiques et la Somme. En Europe, l’espèce est présent en Belgique, Allemagne, dans les Pays-Bas, en Autriche, en Espagne ainsi qu’en Hongrie (EPPO, 2016).

L’apparition de peuplements monospécifiques très denses peut avoir des effets négatifs sur les communautés de plantes autochtones ainsi que sur les autres organismes aquatiques comme les poissons et les invertébrés. La formation de tapis épais à la surface de l’eau bloque l’accès à la lumière incidente dans l’eau et entrave la circulation de l’eau, ce qui peut représenter une gêne importante pour les usages (pêche, navigation, loisirs, etc.) (EPPO, 2016).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions : Guillaume Fried (ANSES) et Alexis Lebreton (ONCFS)

Date de rédaction : 10/09/2018, version 2

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