Ressources

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Espèce non réglementée.

CITATION

GT IBMA. 2016. Egeria densa. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Agence française pour la biodiversité.

UGS : Egeria densa Catégories : ,

Egeria densa

Nom commun : Egérie dense
Catégorie : FLORE
Famille : Hydrocharitaceae
Milieu : Eaux stagnantes où à faible courant
Origine géographique : Amérique du Sud – Argentine
Nom anglais : Large-flowered water weed, Leafy elodea
Auteur : Planchon, 1849
Introduction en France : Métropole et outre-mer

MODALITÉS DE GESTION
En début d’implantation, un arrachage manuel peut être envisagé sur une surface restreinte et peu profonde ou, pour sa sélectivité avec des personnels formés, dans des zones de protection prioritaires d’espèces patrimoniales (Haury et al., 2015).

Pour des secteurs de milieux aquatiques plus importants, une gestion mécanique par arrachage, faucardage ou
moisson peut être envisagée.  Le faucardage moissonnage permet de couper les herbiers par des lames horizontales tractées au fond de l’eau. Ces opérations sont réalisées à l’aide d’un bateau faucardeur et d’un bateau pousseur/ramasseur ou d’un bateau moissonneur, le bateau moissonneur étant préférable car collectant en même temps les fragments coupés. Des barrages flottants sont installés pour éviter la dispersion de fragments d’Egérie dense lors des interventions. Ces techniques ne permettent pas d’éliminer la plante définitivement et ont des durées d’action très limitée dépassant rarement quelques mois. Ces interventions non mécaniques restent non sélectives et ont des impacts sur la faune qui peut se retrouver piégée dans les plantes. Elles permettent néanmoins de libérer les cours d’eau pour les usages touristiques et la navigation (Sarat et al., 2015).
D’autres engins comme des godets faucardeurs et des griffes peuvent être utilisés pour arracher mécaniquement les plantes. Cette technique permet de retirer tout ou partie des systèmes racinaires des plantes mais entraîne en même temps une grande quantité de sédiments et les risques de productions de fragments sont importants.

En Vendée, des opérations de dragage ont été réalisées sur le canal de Marans La Rochelle. Le dragage hydraulique, suivi d’un curage, a été pratiqué. L’efficacité de ces interventions est en cours d’évaluation.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
Très utilisée par les aquariophiles et pour les bassins d’ornement, Egeria densa est présente en outre-mer et en métropole. Elle a été découverte en 2000 en Polynésie française sur la rivière Vaima (Meyer, 2000). Elle est envahissante dans le lac Vaihiria au centre de l’île de Tahiti (Meyer comm. Pers. 2011). En Nouvelle-Calédonie, l’espèce a été découverte en 2006. En métropole, la première observation d’Egeria densa remonte à 1961, sur une retenue de la Sélune, petit fleuve côtier du département de la Manche (Fried, 2012).

Sa capacité à coloniser la totalité des milieux jusqu’en surface formant des herbiers denses peut créer des difficultés de déplacement pour les poissons et présenter des impacts physico-chimiques notables (conditions anaérobies, réduction des écoulements, envasement, etc.) (Dutartre, 2004 in Muller, 2004). Les herbiers deviennent monospécifiques et contribuent à réduire la biodiversité. Les gênes sur les usages sont nombreux (perturbation des activités de loisirs nautiques, herbiers denses rendant la pêche impraticable, gêne à la navigation fluviale) (Sarat et al., 2015).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions : Alain Dutartre (hydrobiologiste indépendant) et Jacques Haury (AgroCampusOuest)

Date de rédaction : 27/04/2016, version 1

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