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Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement.

CITATION

GT IBMA. 2016. Cabomba caroliniana. Base d’informations sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Agence française pour la biodiversité.

UGS : Cabomba caroliniana Catégories : ,

Cabomba caroliniana

Noms communs : Cabomba de Caroline, Éventail de Caroline
Catégorie : FLORE
Famille : Cabombaceae
Milieu : Eaux stagnantes à faible courant : canaux, bassins, plans d’eau, étangs bords des rivières
Origine géographique : Amérique du Sud
Nom Anglais : Carolina fanwort
Auteur : A. Gray, 1848
Introduction en France : Métropole et outre-mer

MODALITÉS DE GESTION
Pas de méthode de gestion connue en France actuellement. L’espèce étant très sensible à la dessiccation, la mise en assec des plans d’eau qu’elle a colonisé peut être une méthode de gestion à expérimenter, à condition de ne laisser aucune zone avec des poches d’eau et de mettre en place des filtres en sortie de plan d’eau pendant la durée de la vidange pour éviter sa dispersion. Des dragages sont également possibles, à l’aide de pompes équipées de désagrégateurs mais la solidité et l’enchevêtrement des rhizomes et tiges peut ralentir et gêner le travail d’extraction. Il conviendra de prendre en compte le devenir des sédiments extraits qui peuvent contenir des fragments de plantes et des graines. Le dragage doit être suivi d’un passage manuel permettant de récolter ces fragments (CABI, 2016).

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS

Cabomba caroliniana est apparue récemment en France métropolitaine. Elle a été découverte en 2005 aux environs de Dijon sur le canal de Bourgogne et le lac Kir, puis en 2009 sur le canal du Midi à Toulouse et à proximité (Fried, 2012).

La Cabomba de Caroline tend à former des peuplements denses monospécifiques qui ont un effet sur le fonctionnement des écosystèmes. Les invasions de cabomba affecteraient la pénétration de la lumière dans la colonne d’eau, impactant ainsi d’autres espèces aquatiques. La décomposition des amas denses de C. caroliniana peut causer une forte diminution de l’oxygène dissous dans l’eau. Ces conditions peuvent conduire à la mort de certains poissons et causer des dommages aux autres organismes aquatiques (Commonwealth of Massachusetts). Les extraits de plantes ont un effet allélopathique sur la germination du blé et de la laitue et sur la croissance végétative de certaines espèces aquatiques (Randall, 1997). En Australie, la Cabomba de Caroline peut étouffer des espèces indigènes aquatiques telles que les potamots, les characées et les cornifles. Elle diminuerait également la germination de plantes indigènes émergentes (Wilson, 2001). Sur les usages, le développement important de l’espèce peut entraver les transports aquatiques et les activités récréationnelles (nage, plongée et navigation) (Ensbey 2000, CRC 2003, Land protection 2006). En Australie, Cabomba caroliniana réduit la capacité de stockage de l’eau et dégrade les réserves d’eau potable (Australian Department of the Environment and Heritage). En France, les proliférations observées dans les canaux de navigation ont entrainé des encombrements aux écluses et une gêne à la pêche (Fried, 2012).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions :

Date de rédaction : 26/04/2016, version 1

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