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Les plantations

Sur les sites infestés, la compétition avec d’autres plantes est compliquée à mettre en œuvre puisque la flore indigène ne comprend pas d’espèces herbacées à croissance rapide et dépassant les 4 m de hauteur atteinte par les renouées en quelques semaines au printemps. Les nombreuses tentatives de mise en compétition des renouées se sont donc heurtées à la difficulté d’implanter une strate ligneuse suffisamment haute et recouvrante pour dépasser la grande hauteur des renouées et limiter la lumière arrivant au sol. Dans ces tentatives, les renouées étant beaucoup plus compétitives que les jeunes plants ou boutures, des fauches sélectives intenses pendant de nombreuses années sont nécessaires pour permettre la croissance de ceux-ci. Aucun de ces essais n’a conduit à la disparition des renouées, mais ils ont permis avec plus ou moins de difficultés de réimplanter des arbres ou des arbustes.

La compétition avec des espèces à croissance rapide comme les saules a notamment été testée par l’IRSTEA (Dommanget et al. 2015) avec des dispositifs expérimentaux en conditions naturelles dans le Nord-Ouest de la France. Ces essais montrent la possibilité d’implanter très rapidement (un à trois ans) du saule des vanniers (Salix viminalis) dans des sites infestés, à partir d’un bouturage à très forte densité (6 /m²). Ce saule s’est ensuite maintenu et à limité la biomasse aérienne produite par les renouées sans toutefois les faire disparaitre.

Les plantations sont donc surtout destinées à reboiser les sites infestés ou à limiter la vigueur des renouées (massifs moins denses). En installant des plantes devant être préservées, elles compromettent toutefois d’autres tentatives de gestion des sols infestés, qui abimeraient les arbres mis en place.

Mireille Boyer, Concept.Cours.d’EAU SCOP, Novembre 2016

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Reynoutria sacchalinensis

Reynoutria x bohemica

Reynoutria japonica

Dommanget, F., V. Breton, O. Forestier, P. Poupart, N. Daumergue, and A. Evette. 2015. Contrôle des renouées invasives par les techniques de génie écologique : retours d’experience sur la restauration de berges envahies. Pages 215-228 in Revue d’écologie (terre et vie).

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